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Le présent rapport est destiné au secteur canadien de l’immobilier et a pour objectif de fournir de la rétroaction sur les déclarations d'opérations financières transmises au Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE). Le Centre fournit de la rétroaction régulière sur des questions liées à ces déclarations, notamment sur leur pertinence, leur quantité et leur qualité ainsi que sur les améliorations pouvant y être apportées. Le présent document offre au secteur de l’immobilier de l’information supplémentaire sur la façon dont CANAFE utilise les déclarations d’opérations douteuses liées à l’immobilier qu’il reçoit, et accorde une attention particulière aux déclarations d’opérations douteuses (DOD). Il donne en outre des directives et des exemples épurés de DOD antérieures. D'autres directives sur la déclaration d'opérations douteuses sont disponibles dans la Ligne directrice 2: Opérations douteuses.
La Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (la Loi) et ses règlements connexes obligent les personnes et les entités suivantes (dénommées « entités déclarantes ») à présenter des déclarations à CANAFE :
En plus des exigences relatives à la vérification de l’identité des clients et à la tenue de documents, ces entités déclarantes doivent également transmettre les déclarations suivantes à CANAFE :
Entre 2003 et 2007, le secteur de l’immobilier a transmis un total de 15 DOD et de 20 DOIE. L’annexe 1 présente ces chiffres plus en détail.
Les entités déclarantes sont des partenaires essentiels dans le cadre des efforts déployés par le Canada pour détecter et dissuader le blanchiment d'argent et le financement d'activités terroristes. La réussite du combat mené contre ces activités criminelles repose largement sur le respect dont font preuve les entités déclarantes à l'égard des exigences de la Loi en matière de déclaration, de tenue de documents et de vérification de l'identité des clients. L'exactitude, l'exhaustivité et le caractère opportun des déclarations sont des éléments fondamentaux pour assurer l'efficacité de CANAFE.
Un des principaux produits qui découlent de l’analyse que fait CANAFE des déclarations reçues des entités déclarantes est le cas communiqué aux organismes d’application de la loi. Ces déclarations, ainsi que d’autres renseignements, sont analysés afin de découvrir les liens qui unissent les différentes parties et de repérer les activités financières typiques du blanchiment d'argent et du financement d'activités terroristes. Si CANAFE conclut qu'il existe des motifs raisonnables de soupçonner que les renseignements fournis pourraient être utiles dans le cadre d'une enquête ou d'une poursuite relative au blanchiment d'argent ou au financement d'activités terroristes, ou à une menace envers la sécurité du Canada, il doit communiquer les « renseignements désignés » à l'autorité policière ou à l'organisme de sécurité pertinent.
Voici les renseignements1 qu’il est permis de communiquer depuis le 10 février 2007 :
1 Depuis le 30 juin 2007, il est permis de communiquer des renseignements supplémentaires, lesquels sont énumérés dans l’annexe 2. retour
Les entités déclarantes sont tenues de présenter une DOD à CANAFE lorsqu'elles ont des motifs raisonnables de croire qu'une opération est liée à une infraction de blanchiment d'argent ou de financement d'activités terroristes. La DOD comporte des renseignements précis sur les opérations financières et doit être envoyée dans les 30 jours civils suivant la date à laquelle l'opération a éveillé les soupçons de l'entité déclarante. Il se peut également que plusieurs opérations soient à l'origine des soupçons liés au blanchiment d'argent ou au financement d'activités terroristes. Dans ce cas, l'entité déclarante doit inclure dans la même déclaration toutes les opérations repérées.
Les DOD permettent à CANAFE de repérer les tendances dans les opérations financières douteuses et peuvent aider à découvrir des liens et des connexions entre les personnes, les entités et les comptes qui, sinon, demeureraient dans l'ombre. De concert avec les DOIE et les DT, les DOD établissent le contexte de l’ensemble de déplacements de fonds. Il est également extrêmement important pour l'analyse de CANAFE que ces déclarations comportent une explication détaillée des éléments qui ont entraîné les soupçons.
Le fait de remplir tous les champs figurant sur la DOD renforce grandement la capacité de CANAFE à déceler les activités susceptibles d'être liées au blanchiment d'argent ou au financement d'activités terroristes. Bien que les DOD représentent moins de 0,25 % de l'ensemble des déclarations reçues par le Centre, elles constituent en moyenne 8 % des déclarations communiquées aux organismes d'application de la loi et aux organismes de sécurité à des fins d'enquête et, possiblement, de poursuite.
En plus des éléments qui ont éveillé les soupçons de l'entité déclarante, les DOD doivent comprendre les renseignements analytiques suivants :
La déclaration exhaustive et uniforme de renseignements sur les clients (nom, adresse, pièces d'identité, date de naissance, etc.) garantit que CANAFE dispose de renseignements exacts pour procéder à des recherches et à des vérifications dans ses fonds de données. Le Centre peut également utiliser des renseignements provenant de source ouverte (p. ex. les médias) en complément des renseignements d'une DOD afin de déceler et de vérifier des liens.
De nombreux motifs sont à la base des DOD transmises à CANAFE par le secteur de l’immobilier. Voici des indicateurs de blanchiment d’argent reconnus mondialement :
Voici les principaux motifs pour lesquels le secteur de l’immobilier a transmis des DOD à CANAFE :
Seul, chacun des motifs mentionnés ci-dessous ne peut suffire à éveiller des soupçons de blanchiment d'argent. Cependant, le contexte plus vaste qu’offre l'ensemble des renseignements contenus dans la communication permet de faire cette association. Lorsque les entités déclarantes remplissent une DOD, elles doivent décrire les raisons pour lesquelles une opération est douteuse et ne pas se fonder uniquement sur les indicateurs susmentionnés. L'ensemble des raisons pour lesquelles les opérations ont éveillé les soupçons est essentiel à l'analyse de CANAFE car il peut permettre d’atteindre le seuil de motifs raisonnables permettant de soupçonner que les renseignements pourraient être utiles à une enquête ou à une poursuite pour blanchiment d'argent ou financement d'activités terroristes.
Voici des exemples épurés de motifs tirés de la section G : Description de l’activité douteuse de DOD transmises par le secteur de l’immobilier, lesquels présentent une description des activités liées aux indicateurs susmentionnés. Des remarques d’ordre général sur l’utilité des renseignements sont également fournies.
Il est important de noter qu'en complément de la section G de la DOD, CANAFE s'appuie sur la vérification complète et exacte de l’identité des personnes et des entités (p. ex. adresse, date de naissance, nom complet) fournie dans d'autres sections de la DOD (sections A à F) pour déceler d'éventuels liens et connexions.
Il est facile de comparer la description exhaustive des motifs de soupçon présentée dans cette DOD aux indicateurs connus :
Il est encore une fois facile de faire les comparaisons suivantes entre la description exhaustive des motifs de soupçon présentée dans cette DOD et les indicateurs connus :
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Comme le montre la figure 1, le nombre de déclarations d'opérations douteuses a augmenté de façon constante depuis 2003-2004.
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Entre 2003 et 2007, le nombre de DOD transmises par le secteur de l’immobilier est demeuré presque le même.
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Le nombre de DOIE reçues par CANAFE a aussi augmenté de manière constante depuis 2003-2004, a atteint 6 millions en 2005-2006 et un peu moins en 2006-2007.
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Le nombre de DOIE transmises par le secteur de l’immobilier est passé de 5 à 1 entre 2003-2004 et 2004-2005. Il est ensuite resté le même au cours de l’exercice 2005-2006, mais en 2006-2007, ce nombre a atteint son niveau le plus élevé à ce jour.
Voici les renseignements supplémentaires qu'il est permis de communiquer depuis le 30 juin 2007 :